La Résistance Française

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Cette page présente les grandes lignes de la Résistance française durant la Seconde Guerre Mondiale : réseaux clandestins, actions de sabotage, renseignement, maquis, et l'engagement quotidien de milliers d'hommes et de femmes qui ont refusé la soumission.

La Résistance n'est pas seulement un mouvement historique. Elle incarne des choix individuels et collectifs, souvent faits au péril de la vie. Comprendre ses acteurs, ses actions et ses sacrifices permet de mesurer la portée de cette lutte menée contre l'occupant nazi et le régime de Vichy.

Avertissement : certains éléments présentés concernent des actes de violence, de répression et d’exécutions. Leur évocation peut être difficile. Si vous êtes sensible à ces sujets, vous êtes invité(e) à quitter cette page.

Pour replacer ces événements dans leur contexte global, vous pouvez consulter la ligne du temps complète ici :

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La Résistance Française : une lutte pour la liberté

Les débuts de la Résistance (1940)

En juin 1940, après la défaite française et l’occupation du territoire par l’Allemagne nazie, certains refusent la capitulation. Depuis Londres, Charles de Gaulle lance le 18 juin 1940 un appel radiodiffusé invitant les Français à continuer la lutte. Cet acte fondateur marque la naissance de la France libre à l’extérieur du pays, tandis que sur le territoire occupé émergent les premières formes de résistance : diffusion de tracts, rassemblements clandestins, écoute de radios interdites.

La formation des premiers réseaux clandestins (1941–1943)

À partir de 1941, la Résistance intérieure s’organise en réseaux et mouvements plus structurés. Parmi les plus importants figurent :

  • Combat (dirigé notamment par Henri Frenay),
  • Libération-Sud,
  • Franc-Tireur,
  • l’Organisation Civile et Militaire (OCM),
  • le Réseau du Musée de l’Homme,
  • le Réseau Alliance.

Ces groupes mènent des actions variées : sabotage, renseignement au profit des Alliés, publication de journaux clandestins, fabrication de faux papiers, aide aux persécutés et aux réfractaires au STO.

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L’unification sous l’impulsion de Jean Moulin (1943)

Pour rendre la Résistance plus efficace, Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, parvient en 1943 à réunir les principaux mouvements au sein du Conseil National de la Résistance (CNR). Cette unification est déterminante : elle permet une meilleure coordination des opérations et prépare politiquement la France libérée.

Le 15 mars 1944, le CNR publie son célèbre Programme, qui annonce des réformes majeures : sécurité sociale, rétablissement de la démocratie, droits syndicaux…

Les maquis et la lutte armée

Dans les zones rurales, des groupes armés se regroupent dans les maquis ( lieu retiré où se réunissaient les résistants à l'occupation allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale ; groupe de ces résistants ), comme ceux des Glières, du Vercors ou du Mont Mouchet. Ils mènent des actions de guérilla, harcèlent l’occupant et sabotent les lignes de communication.

Malgré une répression extrêmement violente (arrestations, tortures, exécutions, déportations), la Résistance continue de se développer et de gagner en influence.

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Le rôle crucial de la Résistance en 1944

À l’approche du Débarquement de juin 1944, les résistants jouent un rôle essentiel : sabotage des voies ferrées, communication stratégique avec les Alliés, soulèvements locaux.

Le 25 août 1944, Paris est libéré grâce à l’action conjointe des Forces françaises de l’intérieur (FFI), de la 2ᵉ DB du général Leclerc et de la population parisienne.

Le rôle essentiel des femmes dans la Résistance

Souvent oubliées dans les récits officiels, les femmes ont pourtant joué un rôle déterminant dans la Résistance française. Elles agissent dès 1940 en tant que messagères, agentes de liaison, typographes clandestines ou encore responsables de réseaux. Leur présence permet de diffuser des journaux résistants, de transporter des documents, d’héberger des clandestins et de transmettre des renseignements essentiels.

Certaines deviennent des figures emblématiques : Lucie Aubrac, connue pour ses actions audacieuses et l’évasion de son mari ; Berty Albrecht, cofondatrice du mouvement Combat ; Geneviève de Gaulle-Anthonioz, engagée au sein du réseau Défense de la France ; ou encore Marie-Madeleine Fourcade, l’une des rares femmes à diriger un réseau important, « Alliance ». Leur courage et leur détermination ont contribué à la survie et à l’efficacité de nombreux groupes clandestins.

Des résistants français devenus des figures historiques

La Résistance française rassemble des milliers d’anonymes, mais aussi des personnalités qui incarnent encore aujourd’hui cet esprit de lutte. Jean Moulin, symbole de l’unité résistante, paie de sa vie son engagement après son arrestation en 1943. Pierre Brossolette, intellectuel brillant, joue un rôle clé dans les services de renseignement avant de mourir sous la torture.

D’autres noms marquent l’histoire : René Char, poète et chef de maquis en Provence ; Stéphane Hessel, membre du CNR et déporté à Buchenwald ; Honoré d’Estienne d’Orves, officier de marine devenu l’un des tout premiers martyrs de la France libre ; ou encore Georges Guingouin, chef des maquis du Limousin.

Ces résistants, parmi beaucoup d’autres, témoignent de la diversité des engagements et de la détermination collective à libérer la France.

Un héritage durable

La Résistance française est aujourd’hui un symbole puissant des valeurs républicaines : liberté, égalité, solidarité, dignité humaine. Elle témoigne du courage de milliers de personnes ordinaires qui, dans un contexte d’oppression, ont choisi de défendre l’honneur et la liberté de la France.